Traditions


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Cultures

La région de La Vera dispose de terres très fertiles et d’un climat tempéré avec des précipitations abondantes, ce qui rend possible la culture d’une grande variété d’aliments. En plus du potager familial, très habituel dans la région, on cultive surtout du tabac et des asperges, ainsi que de grandes extensions d’un poivron spécial qui sert à l’élaboration du célèbre « pimentón » (paprika doux) de la Vera.

Traditionnellement on a aussi cultivé sur les rives de la rivière Tiétar du coton, du lin, des céréales et des cacahouètes.

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Gastronomie

La gastronomie traditionnelle de La Vera pourrait se définir comme une cuisine honnête basée sur le mélange réussie d’ingrédients simples. On obtient ainsi des plats avec un goût surprenant malgré leur préparation facile. Laurier, thym, paprika, piment rouge et ail en constituent une partie de ses secrets.

Ce n’est pas une cuisine sophistiquée, elle ne prétend pas l’être, mais une cuisine nutritive et délicieuse. Des ragouts de légumes en hiver au rin-ran en été (à base de thon, pommes de terre et poivron), la cuisine de La Vera offre à travers les saisons des préparations dans lesquelles le porc, la morue, le gibier et la chèvre sont les protagonistes de plats délicieux.

Soupes à la tomate, soupes de pomme de terre, migas, chevreau grillé, truites farcies, biscuit de figues ou maigre à la tomate ne sont que quelques exemples de la gastronomie de la région.

Les gorges


Le réseau fluvial de la région est représenté par un ensemble de gorges qui sont en réalité des vallées encastrées entre des pentes abruptes, situées tout au long du versant Sud de la Sierra de Gredos.

Parmi toutes se détachent les gorges de Cuartos dans lesquelles nombreux ruisseaux et torrents versent leurs eaux, ainsi que celles de:

Largarejo, Hortigal, Hoz, Meñas, sur la rive gauche et les gorges de Caballerías, Matamoros et Vadillo, sur la rive droite.

Autrefois, des moulins, dont il reste encore quelques vestiges, ont été construits dans ces gorges.

Flore


La flore se caractérise par sa grande variété et sa stratification en paliers bioclimatiques, à cause des différences d’altitude et de la topographie du terrain.

Dans les sommets la végétation est peu abondante, avec surtout des genêts, des cytises et, à une moindre échelle, des pâturages, parmi lesquels se détache la galana.

Dans les versants à l’ombre et près des gorges on peut encore trouver des plantes menacées d’extinction dans la région comme l’if et le houx.

Le niveau suivant se situe dans les versants rocheux où l’on peut trouver de la bruyère et du genévrier, dont les fruits sont utilisés pour élaborer de la liqueur et de l’eau-de-vie.

L’arbre le plus représentatif de la région est le chêne. Le gland de chêne était utilisé comme combustible, même si de nous jours il n’est utilisé que pour alimenter le bétail. Son bois est utilisé comme matériel pour la construction de meubles ou maisons ainsi comme bois de chauffage.

Un autre arbre autochtone très important est le châtaigner, dont le fruit sert à alimenter le bétail ainsi que l’homme. Son bois est d’une grande qualité et s’utilise pour fabriquer les poutres des maisons.

En novembre a lieu la cueillette des délicieuses châtaignes qui sont les protagonistes de la « magosta », une fête traditionnelle où l’on mange des châtaignes grillées. Plus bas, dans le maquis, nous trouvons des fougères (utilisés pour roussir les cochons), de la lavande papillon, du sainbois, des genêts, du thym, du romarin, de la menthe, de l’encens, de l’origan ou du basilic parmi d’autres plantes aromatiques dont se nourrissent les troupeaux de chèvres. Ils sont utilisés comme condiment en cuisine, comme remèdes en médicine ou pour éloigner les insectes en été. Il y a aussi divers espèces de cistes et des arbustes comme des aubépines ou des arbousiers.

Enfin, sur les rives des voies fluviales on peut voir des aulnes (utilisés pour soigner les maux de gorges), des frênes (autrefois utilisés pour alimenter le bétail), des peupliers et des saules.

Faune


Le mammifère le plus symbolique de la région est le bouquetin ibérique, dont les mâles ont la particularité d’avoir des cornes en formes de lyre. En plus des bouquetins, on peut trouver des sangliers, des belettes, des genettes, des blaireaux, des renards et des lapins.

Il y a une grande diversité d’oiseaux. Des rapaces diurnes comme le milan noir, le milan royal, le circaète Jean-le-Blanc, l’aigle royal, l’élan bleu, le vautour fauve, le faucon crécerelle… ; des rapaces nocturnes comme le hibou grand-duc, la chouette effraie, la chouette hulotte, des strigiformes… ; des corvidés comme le corbeau, la corneille des clochers, le chocard à bec jaune, la pie bleue et le geai des chênes.

Parmi tous les oiseaux, la plus emblématique est la cigogne blanche : Ces temps-ci elle a tendance à ne pas migrer car elle ne manque pas de nourriture pendant toute l’année.

Dans les gorges de Losar de la Vera il y a des truites autochtones, des barbeaux communs, des bogues et des ides mélanotes. Par ailleurs, on trouve des tanches, des carpes, des barbeaux et des black-bassdans les rivières et mares.

Les berges de chevriers


L’un des traits caractéristiques de la région sont les chevriers. Chevrier est l’un de ces métiers qui se réalisent de père en fils avec un lien générationnel qui établit de solides liens partagés, que l’on ne peut retrouver dans aucune autre famille.

C’est une profession dont la formation est sociale est non académique, sans que l’on puisse envisager aujourd’hui une autre alternative. La façon de développer l’activité a contribué à consolider des pratiques d’émancipation dont l’application de règles bon sens est enviable.

Les chevriers contribuent activement à l’entretien de la montagne et ont participé au maintien de l’équilibre écologique d’une façon exemplaire.

C’est dommage qu’ils n’aient pu conserver leur structure traditionnelle pour des raisons socio-économiques. Peut être les possibilités technologiques actuelles permettront la réapparition de ces cellules sociales, qui méritent d’être connues dans leur état actuel, où elles peuvent continuer à offrir d’importantes connaissances lors de réunions animées chargées d’anecdotes.